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Même le ciel avait revêtu son habit de tristesse en ce lundi 30 août 2004. C'est dire que l'ambiance était morose, pour autant que l'on puisse parler d'ambiance... Bien sûr, on le savait depuis belle lurette, on ne pouvait l'ignorer, cette date fatidique du 30 août condamnerait nos terrains, mais lorsqu'on ne veut pas y croire, le cerveau fait abstraction inconsciemment de certains faits et il continue à fonctionner comme si de rien n'était. Puis arrive le moment où il faut se résoudre au pire. Pourtant la veille avait été un jour de fête et on ne pouvait pas croire que la page de la nuit tournée, un autre jour différent allait se lever pour matérialiser le cauchemar que d'aucun ne voulait croire. Nos terrains ne sont plus désormais qu'un champ de mines, ne ressemblant plus à rien, comme si un ouragan les avait dévastés. Réalisons-nous ce qui s'est passé ? Non, nous n'avons été qu'acteurs d'une situation qui a été menée à nos dépends par un couple de voisins stupides à qui nous avons pourtant proposé de nous rencontrer et de nous connaître, mais qui ont refusé de sortir de leur blockhaus, préférant recourir aux lois pour effacer nos terrains de la carte de Buchillon. Les terrains de la cabane forestière de Buchillon ont vécu, et maintenant un gros trou figure sur la carte de cette commune qui se voulait sympathique et accueillante. Mais comment une commune peut-elle l'être en possédant en son sein des habitants qui ont déjà fait des heureux en quittant d'autres communes ? Certes ils ont gagné. Une manche... mais gagner une bataille, n'est pas gagner la guerre. Qu'il leur doit être dur de se regarder dans le miroir le matin. A moins que ceux-ci ne soient tous brisés depuis longtemps...
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Dimanche 29 août, fin de journée, nos terrains vivaient encore et tous étaient heureux !
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Lundi 30 août au matin, le cauchemar commence...
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Petit à petit, les poutres sont retirées une à une... |